Une non-conformité Qualiopi correspond à un écart relevé entre les exigences applicables du Référentiel National Qualité et la manière dont le prestataire met son processus en œuvre. La qualification mineure ou majeure n’est pas un simple classement de forme : elle détermine le plan d’action, le délai de traitement et les conséquences possibles sur la certification. Les règles prévoient notamment un délai maximal de six mois pour mettre en œuvre un plan lié à une non-conformité mineure, et de trois mois pour une majeure. Le certificateur vérifie ensuite les éléments transmis ou les actions réalisées selon les modalités prévues. Voici les repères officiels à connaître avant ou après un audit.

Comment un écart est-il qualifié ?

Une non-conformité mineure correspond à une prise en compte partielle d’un indicateur qui ne remet pas en cause la qualité de la prestation. Une majeure correspond à une absence de prise en compte ou à une prise en compte qui remet en cause la qualité. Le classement dépend de l’indicateur, des faits et de l’analyse du certificateur.

Les indicateurs n’ont pas tous la même criticité. Le guide de lecture identifie ceux qui peuvent être pondérés et ceux pour lesquels le non-respect entraîne une non-conformité majeure. Ne transformez pas une liste générale en diagnostic sans regarder la version et la catégorie d’action concernées.

Cas concret : une information incomplète peut être mineure dans un indicateur pondérable, alors que l’absence de prise en compte d’un indicateur critique peut être majeure.

Le plan d’action d’une non-conformité mineure

Le plan d’action doit décrire la correction, le responsable, l’échéance et la preuve attendue. Le prestataire doit le transmettre selon le délai fixé par l’organisme certificateur et mettre en œuvre les actions dans un délai qui ne peut dépasser six mois. La vérification intervient au plus tard lors de l’audit suivant.

Une réponse utile traite la cause de l’écart. Si un document est incomplet, demandez pourquoi il n’a pas été mis à jour, qui le valide et comment l’équipe l’utilisera. La preuve de levée doit montrer une action réelle, datée et reliée à l’indicateur.

Cas concret : pour une information publique incomplète, la correction peut inclure la mise à jour de la page, une validation interne et un contrôle de la version diffusée.

Le traitement d’une non-conformité majeure

La mise en œuvre des actions correctives d’une majeure doit être effective sous trois mois. Le certificateur vérifie les éléments selon les modalités applicables. À défaut de correction, la certification peut être suspendue, et une nouvelle étape de certification peut devenir nécessaire selon les suites prévues par le texte.

Le délai court ne doit pas conduire à une correction superficielle. Identifiez la cause, sécurisez la pratique, formez les personnes concernées et contrôlez le résultat. L’échange avec le certificateur doit rester factuel : décrivez ce qui a changé et comment vous le vérifiez.

Cas concret : si une évaluation prévue n’est jamais réalisée, le plan doit traiter l’outil, le moment, la responsabilité et la revue des résultats, pas seulement ajouter une consigne.

Le cas de plusieurs écarts et des récurrences

Le nombre, la répétition et la gravité des non-conformités peuvent influencer la décision. Cinq non-conformités mineures non levées peuvent être considérées comme une majeure au moment prévu par les règles. La récurrence montre que l’action précédente n’a pas corrigé le système ou n’a pas été maintenue.

Regroupez les écarts par cause commune : version documentaire, formation interne, suivi des réclamations, absence de responsable ou défaut de contrôle. Une action transversale peut traiter plusieurs constats, mais conservez une preuve de réponse pour chaque indicateur.

Cas concret : trois écarts liés à des versions contradictoires peuvent justifier une seule procédure de gestion documentaire, accompagnée d’un contrôle sur les supports réellement publiés.

Préparer la vérification de la levée

Préparez un dossier de suivi qui reprend le constat, la cause, l’action, la date de mise en œuvre, la preuve et le contrôle d’efficacité. Ajoutez les personnes responsables et les éventuelles limites. Un dossier doit être compréhensible sans reconstruire toute l’histoire de l’écart.

Conservez une trace de l’utilisation réelle de la correction. Une nouvelle version de document doit être diffusée et utilisée. Une formation doit être suivie d’une mise en pratique. Une action d’amélioration doit être évaluée. C’est cette chaîne qui permet de distinguer une correction durable d’une réponse formelle.

Cas concret : après modification d’un formulaire, l’organisme peut présenter une nouvelle occurrence remplie, l’analyse du résultat et la date de revue du dispositif.

Mineure ou majeure : les repères de délai

Les délais ci-dessous reprennent les règles générales de l’arrêté, mais la notification du certificateur et la version applicable doivent être vérifiées.

Le délai ne dispense pas de traiter la cause et de conserver les preuves de mise en œuvre.

Suites principales des non-conformités Qualiopi
TypeAction attendueDélai maximal indiqué
MineurePlan d’action et mise en œuvreSix mois
Mineure non levéeRequalification selon les règlesAudit suivant
MajeureAction corrective effectiveTrois mois
Majeure non corrigéeSuspension ou suites prévuesSelon le texte et la décision

Comment lire ce tableau : un délai de six mois n’est pas un délai pour envoyer une intention : la mise en œuvre effective doit être réalisée dans ce cadre.

Combien de temps et quels délais prévoir ?

Le délai de traitement est fixé par le niveau de non-conformité et la notification du certificateur. Travaillez immédiatement après réception du rapport pour analyser la cause et vérifier les ressources nécessaires. Pour une mineure, ne repoussez pas l’action au dernier mois ; pour une majeure, organisez une vérification rapide de l’effectivité.

Ajoutez le temps de collecte et de contrôle des preuves. Une correction peut être réalisée en quelques jours, mais sa vérification nécessite parfois une nouvelle prestation ou une période d’observation. Le planning doit en tenir compte.

  • Lire le constat et le délai notifié.
  • Nommer un responsable et une date.
  • Vérifier l’efficacité avant transmission.

Cas concret : une action mise en place le dernier jour du délai, sans trace d’utilisation, expose à une vérification défavorable.

Combien ça coûte ?

Le coût dépend de la correction : mise à jour documentaire, formation, nouvelle organisation, audit complémentaire ou mobilisation de l’équipe. Les frais d’une vérification peuvent être prévus au contrat du certificateur. Demandez la règle exacte plutôt que d’estimer un montant universel.

Un plan d’action interne peut réduire les coûts externes, mais il demande du temps et une compétence suffisante. L’accompagnement ne supprime ni la responsabilité de l’organisme ni la décision du certificateur.

Cas concret : un écart documentaire simple peut être traité en interne, tandis qu’une défaillance de suivi sur plusieurs catégories peut demander une revue de processus plus large.

Erreurs fréquentes et pièges à éviter

Le piège principal est de répondre au rapport par une promesse générale. Un autre est de traiter uniquement le document cité alors que la cause concerne l’organisation. Enfin, une preuve créée pour le dossier mais jamais utilisée peut être rejetée comme correction réelle.

Ne contestez pas un constat sans l’analyser précisément, mais ne reconnaissez pas non plus un périmètre qui ne s’applique pas sans vérifier les textes. La discussion doit porter sur les faits, l’indicateur et les preuves disponibles.

  • Modifier un modèle sans former l’équipe.
  • Oublier de vérifier les autres supports.
  • Envoyer un plan sans date ni responsable.
  • Attendre l’audit suivant pour découvrir l’échec de la correction.

Cas concret : si le même écart réapparaît sur deux sessions, il faut revoir le système de contrôle et pas seulement produire une nouvelle feuille.

Sources officielles à consulter

Les règles et guides peuvent évoluer. Ces ressources permettent de vérifier le texte applicable avant de prendre une décision ou de figer une preuve.

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Questions fréquentes

La qualification dépend des faits observés, de l'indicateur applicable et des règles de certification. Un écart documentaire n'est pas automatiquement mineur ou majeur sans analyse de sa portée.

Il doit relier le constat à une cause, une action, un responsable, une échéance, une preuve de mise en œuvre et un contrôle d'efficacité. Une intention générale est insuffisante.

Les règles prévoient des cas de requalification, notamment lorsque des non-conformités mineures restent non levées. Il faut vérifier la notification et la version applicable du texte.

Non, les suites dépendent de la correction, de la vérification et des décisions prévues par les règles. Une suspension ou d'autres mesures peuvent intervenir si la correction n'est pas effective.

Vous pouvez demander des précisions ou utiliser les voies prévues par le contrat et le dispositif. La discussion doit rester fondée sur l'indicateur, les faits et les preuves disponibles.

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